Aujourd'hui
je me devais de partager certaines choses avec vous lecteurs.
Certains d'entre-vous le savent déjà, d'autre s'en doutent, mais
très peu me connaissent vraiment. Je vais dans ces quelques lignes
tenter de vos brosser un portrait de qui je suis et surtout vous
partager ce qui s’avérera être la plus grande étape de ma vie
que je franchirai d'ici quelques jours.
Tout
d'abord pour ceux qui ne sont pas familiers avec le sujet, je souffre
de ce que les experts appellent syndrome de benjamin, ou dysphorie de
genre. On appel aussi plus communément cette affection du
transsexualisme. Contrairement à la croyance populaire, les gens qui
en souffrent et il est bien question de souffrance ne choisissent pas
impunément de changer de sexe, mais acceptent et ce pas toujours
facilement que l'on y ajuste leurs corps à leur sexe psychologique. La
transsexualité n'a rien d'un choix, on entend souvent les gens
nous dirent : c'est ton choix, je t'accepte ainsi !
Cette phrase bien
anodine implique que nous ayons choisis notre état, que nous avons
un beau matin décidé que notre sexe en apparence biologiquement
conforme soit changé. Ce qui est très très loin de la réalité.
Quand on entend cette affirmation, c'est un peu comme si on nous
disait : Je sais tu est diabétique, c'est ton choix,
je t'accepte ainsi ! Vous
comprenez maintenant l'absurdité d'une telle affirmation.
Cette
affection n'a pas encore trouvée de réponse satisfaisante au niveau
de la science, du en partie à la difficulté d'y faire des études
et surtout à la difficulté d'y repérer d'éventuels intéressés
pour la recherche. Mais s'y dégage certaines piste de recherche au
niveau mondial qui pointent vers un trouble au niveau utérin lors
des premières semaine de formation du fœtus. Pour ceux qui ne le
savaient pas encore lors de notre conception nous sommes tous des
femmes au niveau biologique. Après la 5 ou 6 ième semaine de
fécondation si le petit être ce doit d'être un mâle, un flux
d'hormone mâle ce met à circuler dans le corps du fœtus et ce qui
était le vagin va se refermer ce qui donnera l'espèce de cicatrice
sous le scrotum des hommes. Le néo-clitoris va pousser et devenir la
verge et les canaux intérieurs vont ce modifier afin de devenir
mâles. Chez les gens comme nous pour une raison encore inconnus, sûrement de nature génétique cette phase cruciale autour de la
5ième et 6ième semaine n'a pas eue lieu à ce moment, mais beaucoup
plus tardivement. Ce qui en apparence est anodin auras des effets très profonds, puisque il est acquis que la structure cérébrale
des femelles et des mâle différent. Hors notre cerveau continuerais
sa formation selon la structure féminine et lorsque le corps
décident à tord ou à raison après des semaines de retard
d'envoyer les hormones, il est trop tard le cerveau ayant acquis sa
structure définitive. Une autre étude, d'un chercheur allemand à
réussis à démontrer, que dans le cerveau une structure présente
dans le noyau hypothalamique était de même nature et format que
celui d'une femme de naissance. Ce noyau hypothalamique n'est pas
encore clairement identifié quant à son rôle précis sur la
différenciation sexuelle.
Autre
point important les études tendent à prouver que dans la nature
humaine au niveau purement biologique, il y aurait 323 sexes possible,
ou disons le, 323 combinaison de chromosomes qui donnent des femmes,
pas tout à fait femme, des hommes pas tout à fait homme et ce sans
que la personne en soit consciente. On sais aussi qu'il y a des
phénomènes d'hommes XX et de Femmes XY et tout plein d'autre
combinaisons qui viennent disons le, compliqués les choses. Alors
désolée pour ce dure retour sur terre, mais le sexe biologique est
disons le moins clair que ce que les gens peuvent le croire en
général.
Chez
les gens disons ''normaux'' leur sexe biologique apparent est en
concordance avec leur sexe psychologique. Donc il ne vous vient
jamais en tête d'être autre chose que ce que vous êtes. Beaucoup
d'entre-vous aussi mélangent plusieurs concepts quand vient le temps de parler de transsexualité. Dans notre cas il n'est nullement
question d'orientation sexuelle mais bien d'identité de genre.
Souvent ont croit encore à tord, que les gens comme moi, sont des
homosexuels refoulés qui ont préférés être transsexuel afin de
mieux intégrés leur sexualité. Eh bien non! Dans la population
transsexuelle existe la même variété d'orientation que celle
retrouvée dans la population normal et aux même proportions. Donc
dans mon cas bien précis, je suis une transsexuelle, homosexuelle.
Donc je suis attirée que par les femmes, en grande partie. Je n'ai
jamais eue de relation avec un homme et n'y ai jamais non plus, été portée. L'avenir pourrait être différent car selon l'évolution
de ma personne, j'ai une petite tendance bisexuelle mais celle-ci n'a
jamais été explorée. Vous voyez lorsque j'affirme aux gens que je
connaît que je suis lesbienne, je vois immanquablement parlant, leur
désarroi sur leurs visages. Euu ! Pourquoi tu changes
de sexe dans ce cas ? Je
leur explique ensuite que chez les gens homosexuel qui n'ont aucuns troubles d'identité, il y a concordance de leur genre et ce presque
toujours. Autrement dit, une femme homosexuelle biologique va tout
probablement ce sentir tout aussi femme qu'une autre qui est
hétérosexuelle. Je sais, j'entends déjà certains dirent, oui mais
certaines femmes homosexuelles sont très masculine. Oui j'en convient,
mais ce n'est pas le cas de tous, et de plus une femme ayant une
attitude et un comportement masculin n'est pas nécessairement en
conflit avec son genre et encore la ce sent tout à fait femme. Le
même raisonnement s'applique pour les hommes homosexuel, ils, pour
la plupart ne se sentent pas nécessairement femme, bien que certains
soit très efféminés, ne veut pas nécessairement dire qu'il se
sentent intérieurement femme.
Souvent
aussi je donne l'exemple aux gens qui cherchent à comprendre et
surtout les hommes ont le comprendras lol. Que si je devais leurs
coupés, leur attributs masculin, et même leur ajoutés des seins
ils ne sentirait pas devenir femme. Soit, ils auraient à vivre un
profond malaise et une grosse remise en question sur leurs virilité
mais en aucun cas il changeraient leurs façon de ce sentir. Donc si
vous comprenez que même si ont vous change de corps vous ne
changeriez pas votre façon de vous percevoir au niveau sexuel, il
est claire qu'autre chose au niveau biologique ou mental nous dictent
notre profond sentiment d'appartenir ou pas à tel ou tel sexe. Dans
les années soixante un chercheur du nom de Money, croyait à tord que
le sexe psychologique, était déterminé par la façon dont ont était
élevé dans notre prime enfance. Il a eu d'ailleurs la chance
d'essayer sa théorie lorsque deux jumeaux sont né dont l'un deux à
subit une grave erreur chirurgical sur ses organes. Ont dut
offrir aux parents l'alternative de change le sexe de se petit garçon
en fille étant donné l'impossibilité de réparer les dommages.
Ce Money sauta sur l'occasion de prouver sa théorie et demanda aux
parents de ne jamais révélés à quiconque dans la famille, la
nature exact de ce secret. Donc ce petit garçon fut élevé en fille
et personne ne fut mis au courant dans la famille, ni les grands
parents, oncle etc.. n'étaient aux faits de ces choses. Cet enfant
en vieillissant démontra assez tôt avoir une discordance avec son
sexe apparent (qui était celui d'une fille), cet enfant agissant en
fille manquée, avait des activités typiquement masculine tellement
que pendant son adolescence pris dans les déboire de la drogue, des
vols et rendu aux portes du suicide, son père lui avoua le terrible
secret. Qu'a sa naissance il était bien un garçon mais non une
fille. Tout de suite, il décida de redevenir une garçon, par des
chirurgie etc.. Hors le mal était fait et cette personne ce suicida
vers les 22 ans, incapable de ce comprendre. Ce Money fis plein
d'argent avec sa théorie et mourut sans que jamais ont aie eue le
temps de remettre en question sa théorie. Cette affreuse expérience
démontrât que dans l'être humain subsiste quelques part quelques
chose qui nous dictent ce qu'est notre sexe psychologique. Depuis quelques
recherchent ont tenté d'en trouvez le lieu mais rien n'a encore été
concluent.
Alors
pour bien vous faire comprendre depuis mon plus jeune age, soit autour
des 2 ou 3 ans j'étais différente. J'agissais disons le comme les
petites filles. J'étais plus sensible, pleurnicharde etc... J'ai
pris conscience de ma problématique lors de la naissance de ma
petite sœur de 3 ans plus jeune que moi. Car avant elle, vous
comprendrez que je n'avais aucune conscience de ce qu'est une fille,
ou un garçon. Mais avec sa venue, je m’aperçus rapidement que
l'on ne traitaient pas de la même façon les filles des garçons. Ont
ne leur permettaient pas les mêmes choses. Je commençais dès lors
à me sentir très différente et je ne comprenais pas pourquoi moi
qui était pareil à ma sœur, dans mon ressentis, n'avais pas le
droit au même choses. Cela occasionna des situations tout à fait
cocasses, car je voulais toujours jouée avec des jouets disons le, féminin, poupée, etc.. À l'école primaire, j'étais attirée par
les jeux féminin, la corde à danser, le ballon poire, les
élastiques etc.. Ce qui m'attira les foudrent vous vous en doutez
des autres garçons. Pour eux j'étais, gai, un fif comme ils
s'amusaient à dire haut et fort. Ce qui me blessait profondément.
Car je ne me sentais pas du tout différente des autres filles de la
cours d'école. À la maison ma mère devait combattre les idées de
mon père et m'achetait en cachette une poupée barbie (ken) c'était
sa façon à elle d'éviter que mon père réagisse trop fortement.
Donc j'ai eue ma poupée ken, et ma poupée boutchou (garçon) bien
que mon père désapprouvait ma mère chaque fois en disant que cela
allait me rendre gai. Je me rappel qu'au primaire, je souffrais
presque quotidiennement de cette injustice divine. Je revenais de
l'école en pleur en maudissant le ciel de ne pas être une fille
comme les autres. Je rêvais sans cesse à la princesse qui
apparaîtrais dans ma chambre pour me changer en fille et me redonner
mon vrai corps. Encore à cette époque ces émotions étaient vécue
sans vraiment que je puisses identifier ce que j'avais. Je vivais ces
choses par crise. Ma mère comblait et cachait le tout autant qu'elle
le pouvais. J'ai beaucoup souffert pendant cette année de primaire
de la méchanceté et de l'arrogance des jeunes autour de moi. Au
secondaire je me jurais de ne plus vivre ces choses et je décidais
de devenir cheffe de gang comme ont dit. Cela atténuait un peu ces
crises mais jamais elle ne disparaissaient. Chaque fois que je
regardait les filles autour de moi devenir des femmes, je les
jalousaient profondément. Je voulais être comme elles, voir mes
seins poussée, rire en cœurs dans un coins en partageant nos
secrets de fille, mais évidement ce n'était pas pour moi. Je
comprenais que je devais tenter d'enfouir cela au plus profond de
moi. Chaque fois que je devais allé au vestiaire pour la piscine,
c'était pour moi un enfer invivable car j'étais incapable de me
dévêtir devant les autres garçons. Être en bedaine comme il est
courant pour les jeunes hommes était pour moi, non naturel. Comme si
je devais cachée ses seins que je n'avais pas. Je trouvais milles et
une excuses pour ne pas avoir à faire les cours de piscine. Bref je
m'orientais vers les sport individuel afin d'éviter tout ce qui
pouvais me mettre en conflit avec mon sexe ou plutôt en comparaison
avec eux. Car je dois le dire, j'étais vraiment pas bonne dans les
sports d'équipe, lancer, attraper ou même comprendre les règles du
football était pour moi impossible. Je courais dans tout les sens
sans vraiment comprendre ce que je faisait. Par contre je réussissais
admirablement bien en art, musique etc..
Mes
sentiments intérieurs étaient selon moi, bien endigués et contrôlés mais je devais très souvent et ce en cachette, m'habiller en fille à
la maison. C'était pour moi un moment de relâchement et de paix
total. C'était un peu comme si pendant ces moments la, je pouvais
retirer mon costume et enfin être moi-même. Tout ces moments était
vécue sans trop comprendre ce que je vivais, ou même juste d'arrivé à
mettre en mot ce que je vivais. Personne de mon entourage y compris
mes amis proches n'étaient au courant de cette double vie.
Vers
les 16 ans, une amie d'enfance que j'ai d'ailleurs encore, me demanda
en quoi je voulais me déguisée pour le party d'Halloween évidement
sous le couvert de cette fête, je lui proposai de me déguisée en
fille. Elle embarqua joyeusement dans le jeu ainsi que mon cousin qui
soit dit en passant ne faisait vraiment pas une belle fille lol.
Pendant cette soirée, cette amie y mis le paquet total. À la fin il
me fut permis de me regarder dans le miroir. Ce moment est gravé
dans ma mémoire comme si c'était hier. Ce fut un choc terrible.
Pour la première fois de ma vie, je me voyais dans la glace tel que
j'étais, tel que je me sentais. C'était moi que je voyais dans ce
miroir. Bref ce soir la, je fit sensation dans le party, mes amies me
trouvaient rayonnante et particulièrement belle.
Les
années passèrent et vers les 18 ans, mon trouble commençais
royalement à me pourrir la vie, je n'arrivais plus à vivre, j'étais
littéralement hantée par ce trouble. Je souffrais profondément de
ne pas être, je maudissais la vie etc.. La drogue fut mon sauf
conduit pendant quelques temps, mais le désespoir me rattrapa et en
essayant de trouver l'origine de ce mal profond, je tombais sur un
site ou l'on expliquait ce qu'était la transsexualité. Je me mis à
lire les symptômes, la vie de ceux-ci etc.. Ouff encore un choc, ce
que je vivais portait un nom, c'était quelques chose de tangible. Je
choisissais de consulter les spécialistes de l'époque et le verdict
tomba, je souffrais de transsexualité primaire. Je m'objecta de ce
diagnostique violemment. Je ne voulais pas être cette choses, non je
n'étais pas cette choses. Pendant les 2 ans et demi qui suivirent,
j’essayais de nié les choses, en me disant, tu va faire un homme de
toi etc... Malheureusement cela ne fonctionna pas et même pire, empira ma situations. Tellement qu'autour de 21 ans n'arrivant plus à
vivre, perdant mes emplois un après l'autre à cause de cela et
n'arrivant plus à m'y retrouver je dus me rendre à l'évidence. Je
retourna consulter et une spécialiste me dit ce jours la, une phrase
que je me rappel encore. Patricia tu as deux options, soit tu
acceptes ce que tu es et termine ta vie en femme soit ont te retrouve
d'ici quelques temps pendus ou morte quelques part. Ce fut comme je
viens de le dire tout un choc et je dut accepter mon état, bien que j'avais moi même énormément de préjugés contre ce que je croyais
être à l'époque des gens fuckés.
Alors
en janvier 2000, j'entrepris, l'hormonothérapie dans le secret total
sans en parler aux gens autour de moi. Je fus bien rapidement obligée
d'en parler car cela paraissait de plus en plus, je changeais
profondément. Les gens ne me reconnaissaient plus. Les seins
poussaient et j'avais beaucoup de misère à cacher le tout. Je
m'ouvrais enfin à la vie, j'étais chaque jours de plus en plus
moi-même. Je vivais à 22 ans et demi une seconde puberté avec tout
ce que cela implique. Je ne me comprenais plus, pleurais pour des
riens loll. Bref ce fut une période très intense. Je me rappel
aussi le jours ou j’annonçais à mon cousin, que j'avais pas vu
depuis l'époque du party d'Halloween ma différence. Il était et
serait le premier à être mis au courant. J'avais bien dit de façon
un peu à la légère à cette amie d'enfance qui m'avais déguisée
en fille que je voulais être une fille, mais à cette époque elle
en avait ris sans plus. C'était le premier à qui j'allais avouer le
tout. Je me rappel on discutaient et je lui dit : Ben, j'ai
quelques chose à te dire. Il me répondit : donne moi deux
minutes je vais au toilette et je te reviens. Au retour il prit le
combiné du téléphone et avant que je n'ai eue le temps de dire un
seul mot, il me dit : Quoi Pat tu veux être une fille ! Le
souffle me coupa, j'étais sans mot. Je lui demanda comment il savait
pour moi. Il m'avoua que lors de ce fameux party d'Halloween, il avait
vu comment je me regardais, comment mes yeux brillaient et qu'il avait
compris ce jours la que je n'étais pas un garçon. J'étais
complètement bouleversée. Comme réaction, je ne pus m'arrêter de
pleurée pendant presque 2 heures après cet appel. Par la suite, mes
amies d'enfance m'ont partagés que tous sentaient que j'étais
différente, certains savaient d'autre sentaient quelques choses sans
mettre de mot dessus. Je ne perdis aucun de mes amis d'enfance,
famille, etc.. Les gens acceptèrent mon état comme si cela allais
de soi.
Alors
depuis le mois de Février 2000, je fis le saut et décida enfin de
vivre ma vie et d'être moi-même. J'entrepris mes premières
journées en fille et sentis que pour la première fois de ma vie,
j'étais moi, je vivais intensément pour la premières fois. Je
pouvais enfin enlever mon costume et ne plus faire semblant d'être,
je pouvais enfin arrêter le théâtre et cesser le rôle que je
n'étais pas. Ce fus j'en conviens pas toujours très facile. Car je
devais accepter le regard des gens, acceptée de me présenter avec
des cartes d'identité qui n'étaient pas concordantes avec mon
apparence. Par chance et un peu comme dans un grand rêve, je vécue
beaucoup de grand moment et l'être humain ne cessa de me
surprendre depuis. Partout ou j'allais, on acceptaient cet état de fait, comme si cela allait de soit. Je n'ai vécue depuis aucun rejet
direct. Il est certain que lorsque les gens l'apprennent, ce genre de
secret qui n'en est pas vraiment un, fasse le tour assez rapidement.
Il est sur que pour certains ce soit plus dur. Mais en général les
gens m'acceptent assez bien. Je dut me battre parfois pour faire
comprendre au gens la différence entre les travestis et la
transsexualité. Car pour bien des gens c'est la même chose.
Pourtant il existe une différence majeur, le travestisme est une
paraphilie sexuelle, ou autrement dit une perversion de la sexualité
relié à une déviation sexuelle, ces personnes éprouvent une
excitation sexuelle lors du port de vêtement féminins. Ce qui
n'est pas le cas chez les gens comme moi. Dans notre cas aucune
problématique au niveau de notre sexualité. Ok j'en conviens ma
sexualité est différente de la vôtre en ce sens que je n'ai aucune
forme de sexualité depuis les 13 dernières années. Je suis comment
dire presque asexués. Je ne pouvais avoir aucune sexualité car, je
n'y arrivais pas. Un peu comme un grand brûlé peut avoir de la
difficulté à vivre sa sexualité à cause de l'apparence de son
corps. Donc pour moi il est impossible encore de vivre ces joies
pleinement car je suis incomplète. Même étant jeune, les quelques
relation sexuelle que j'ai eue avec des filles ont été empreintes de
beaucoup de douleurs et frustrations car c’était pour moi chaque
fois déchirant d'être ce que je n'étais pas. Alors en matière
sexuelle, j'ai pour ainsi dire, à 34 ans presque qu'aucunes expériences. Cela vous surprend ? Encore un préjugé lol, nous
sommes très très loin d'être les bêtes de sexe qu'on s'attend en
regardant le monde porno relié à nous d'une certaine façon.
Alors
voilà tout cela pour en arrivé à 34 ans, à près de 40 jours du
moment le plus important de ma vie. Le 14 Février prochaine je vais
subir une intervention chirurgical nommé vaginoplastie. Je vais être
définitivement changée. Ont va me construire ce qui aurait dut être
la depuis ma naissance, un vagin. Ce nouvel organe sera tout à fait
fonctionnel et innervé. La technique chirurgical étant très
développé de nos jours tout sera parfaitement fonctionnel. Il est presque impossible après cette
opération de distinguée de manière visuel la différence entre une
vulve de naissance et celle-ci. J'aurais la possibilité d'avoir des
orgasmes, une lubrification naturel etc..
Est-ce
que j'ai peur ? Oui tout à fait, le côté médical de la chose
me glace d'effrois. Je n'ai jamais aimée les médecins et n'ayant
jamais subit de chirurgie cela me fait très peur, les médicaments,
la douleur, le fait d'être anesthésiée etc. Mais à part ces choses, j'ai très hâte à ce moment. Il est clair que cela va pas me
changer du tout au tout. Mais je serais enfin complète. Est-ce que
les gens autour de moi pourront voir une différence ?
Visuellement non, mais il est certain que comme je serais moi-même enfin complète, que mes cartes d'identités vont enfin être corrigé je
vais cesser de vivre beaucoup de peur reliés à mon état. Je vais
pouvoir vivre enfin, sans toutes ces choses qui sans que vous le
sachiez me bloc beaucoup au niveau moral et mental.
Pourquoi
je vous en parle ? Tout simplement parce que j'apprécie les
gens qui me côtoient, parce que je sais très bien que beaucoup
n'osent pas posés de question par respect et que de toute façon ces
choses ce savent. De plus je ne peux être complètement moi-même si
je ne puis partager avec vous ce grand moment de ma vie, en cachant
avec vous ce qui me stress et me fait peur ces temps-ci ce qui me
rend particulièrement heureuse etc.. C'est comme si une partie de
moi mentais. Voila pourquoi j'ai choisis de vous en parler, car je
crois que la meilleurs façon de faire tomber les barrières des
préjugés est d'en parler. La meilleur façon d'éviter les
malentendus est d'en parler. Alors voilà chers amis. Dans 40 jours
j'espère que vous comprendrez mieux lorsque j'expliquerais certains
chose, émotions et autre que je vivrais car maintenant vous
comprendrez du moins un peu mieux ce par quoi je passe.
Si
vous avez des questions n'hésitez pas à me le dire, soit par
courriel, message ou etc.. Je reste ouverte et apprécie tout le
support que j'ai eue dans les dernières années et surtout
dernièrement. Merci à tous.
Patricia
Paquette.